Claude, Ordalie, RF, Dalloz, Haiku : que valent les IA fiscales sur des cas vraiment piégeux ?
Note de méthode
Ce document est une version de travail éditoriale pour Fiscapilot. Il ne s’agit pas d’une consultation fiscale ni d’une prise de position opposable. Les cas sont des stress tests pédagogiques conçus pour évaluer la qualité d’une réponse IA sur des dossiers fiscaux complexes. L’objectif n’est pas de dénigrer un outil, mais d’illustrer une idée centrale : en fiscalité, une réponse utile peut rester insuffisante pour décider sans audit métier.
Positionnement Fiscapilot retenu
Fiscapilot n’est pas présenté comme une IA qui répondrait toujours mieux que toutes les autres. Fiscapilot est présenté comme une couche d’audit fiscal : il vérifie si une réponse IA, même sérieuse, peut devenir une position fiscale défendable.
Introduction
Les IA fiscales ne répondent plus forcément mal. C’est même le point le plus intéressant de ce benchmark.
Claude, Ordalie, RF / AlterEgo, Dalloz / GenIA-L et Haiku peuvent produire des réponses utiles, structurées, parfois prudentes, parfois très solides. Le sujet n’est donc plus seulement l’hallucination ou la réponse manifestement fausse.
Le vrai risque est plus subtil : une IA peut répondre assez bien pour être crue, mais pas assez solidement pour décider.
Nous avons testé plusieurs outils sur des cas fiscaux complexes. Le comparatif historique portait sur Claude, Ordalie, RF / AlterEgo et Dalloz / GenIA-L sur cinq cas communs. Haiku a ensuite été ajouté avec trois cas communs et deux cas complémentaires utiles pour mesurer sa prudence fiscale : donation-cession / quasi-usufruit / article 774 bis et LMNP/LMP / seuil de 23 000 €.
- LMNP 2025 et amortissements à la revente.
- Management package, BSPCE, AGA, sweet equity et 163 bis H.
- SCI à l’IS, amortissements, donation de nue-propriété et revente.
- Marchand de biens et TVA sur marge immobilière.
- Crypto-actifs, résidence fiscale, stablecoins, DeFi et société à l’IS.
Les outils testés :
- Claude ;
- Ordalie ;
- RF / AlterEgo ;
- Dalloz / GenIA-L ;
- Haiku.
Fiscapilot n’est pas présenté ici comme un cinquième outil qui “répond mieux”. Il est présenté comme la couche d’audit fiscal : celle qui vérifie si la réponse peut devenir une position défendable.
Tableau synthétique
| Cas | Claude | Ordalie | RF / AlterEgo | Dalloz / GenIA-L | Haiku | Lecture Fiscapilot |
|---|---|---|---|---|---|---|
| LMNP 2025 / revente | A corriger | Sous réserve | Sous réserve | Sous réserve | Sous réserve | Calcul et pièces indispensables. |
| Management package | A corriger | A corriger | A corriger | Exploitable | Sous réserve | 163 bis H, clauses et pièces doivent être centraux. |
| SCI à l’IS | Sous réserve | A corriger | Sous réserve | Sous réserve | Non testé dans cette série | Sortie IS et distribution à chiffrer. |
| TVA sur marge MDB | Sous réserve | Sous réserve | Sous réserve | Exploitable | Sous réserve | Défense lot par lot obligatoire. |
| Crypto / Portugal | A corriger | Sous réserve | A corriger | Sous réserve | Non testé dans cette série | Flux et résidence à qualifier. |
| Donation-cession / quasi-usufruit / 774 bis | Non inclus | Non inclus | Non inclus | Non inclus | Sous réserve forte | Dette civile ≠ déductibilité successorale automatique. |
| LMNP/LMP 23 000 € | Non inclus | Non inclus | Non inclus | Non inclus | Réponse fautive non défendable si seuil traité seul | Le seuil de 23 000 € doit être comparé aux autres revenus professionnels du foyer. |
Focus Haiku : bon niveau d’alerte, mais périmètre à lire correctement
Haiku ressort plutôt bien de son test individuel. Sur les cas communs avec le comparatif historique — LMNP revente, management package et TVA sur marge MDB — il identifie les principaux verrous fiscaux. Il refuse notamment les raccourcis dangereux : amortissements LMNP neutres sans retraitement, titres + risque = plus-value garantie, ou achat sans TVA = TVA sur marge automatique.
Deux cas complémentaires ont aussi été utilisés pour tester sa prudence : donation-cession / quasi-usufruit / article 774 bis et LMNP/LMP / seuil de 23 000 €. Sur le premier, Haiku a très bien identifié que le schéma n’est pas interdit civilement, mais que la déduction automatique de la dette de restitution est compromise et conditionnée. Sur le second, le verrou reste simple mais souvent mal traité : le seuil de 23 000 € ne suffit pas sans comparaison aux autres revenus professionnels du foyer fiscal.
Le point à retenir n’est donc pas que Haiku serait “meilleur” ou “moins bon” en bloc. Il est utile comme alerte fiscale, parfois très bon sur le cadrage, mais il doit rester audité avant décision : sources 2025/2026, dates, pièces, clauses, calculs et formulation défendable.
Cas 1 — LMNP 2025 : tout le monde voit le sujet, personne ne sécurise seul le calcul
Le cas LMNP testait la réforme 2025 sur les amortissements à la revente.
Les quatre outils identifient, à des degrés différents, que le discours ancien “les amortissements LMNP sont sans conséquence à la vente” n’est plus suffisant.
Dalloz, RF, Ordalie et Haiku s’en sortent plutôt bien sur l’identification de la réforme. Claude voit aussi le sujet mais produit un calcul plus agressif et plus discutable.
Le point commun : aucun outil ne donne une position totalement prête à utiliser sans audit.
Le verrou fiscal :
- statut LMNP / LMP ;
- amortissements admis en déduction ;
- amortissements différés ;
- mobilier ;
- travaux ;
- forfait de 15 % ;
- pièces comptables et notariales.
Lecture Fiscapilot :
Sur le LMNP 2025, le danger n’est pas seulement de connaître la réforme. Le danger est de mal chiffrer son impact.
Cas 2 — Management package : Dalloz prend l’avantage
Le cas management package est le plus discriminant.
Il combinait BSPCE, actions gratuites, actions de préférence, holding personnelle, promesse de rachat, leaver, donation avant cession et apport à une holding.
Dalloz est clairement le meilleur sur ce cas, car il place l’article 163 bis H au centre. C’est le texte incontournable en 2026.
Claude, Ordalie et RF voient le risque de requalification en salaire, mais restent trop souvent sur une grille plus ancienne ou trop générale. Haiku se situe un cran au-dessus de cette alerte générale : il identifie correctement que la détention juridique de titres et le risque d’investisseur ne suffisent pas, mais il reste à sécuriser sur les sources récentes, les clauses et l’analyse instrument par instrument. RF est le plus fragile sur ce cas, notamment en raison d’une mauvaise formulation sur la donation.
Le verrou fiscal :
- 163 bis H ;
- distinction gain salarial / gain patrimonial ;
- BSPCE ;
- AGA ;
- sweet equity ;
- leaver ;
- holding personnelle ;
- donation ;
- apport ;
- risque de perte réel mais non immunisant.
Lecture Fiscapilot :
Sur un management package, identifier un risque de salaire ne suffit plus. Il faut appliquer la mécanique 163 bis H instrument par instrument.
Cas 3 — SCI à l’IS : l’amortissement n’est pas un avantage gratuit
Le cas SCI à l’IS montrait un immeuble acquis 1 200 000 €, aujourd’hui valorisé 2 100 000 €, avec 420 000 € d’amortissements et une dette de 500 000 €.
Dalloz et Claude chiffrent correctement le coeur de la sortie :
- VNC : 780 000 € ;
- plus-value latente : 1 320 000 € ;
- IS approximatif : 330 000 €.
RF voit le risque mais ne chiffre pas assez. Ordalie voit le piège mais reste fragile sur la technique de sortie.
Le verrou fiscal :
- l’IS permet d’amortir, mais la sortie se calcule sur la VNC ;
- il n’y a pas d’abattement pour durée de détention comme en plus-value immobilière des particuliers ;
- la distribution du produit de cession crée un second niveau d’imposition ;
- la donation de nue-propriété des parts exige une valorisation précise, tenant compte de la fiscalité latente.
Lecture Fiscapilot :
La SCI à l’IS n’est pas mauvaise en soi. Elle devient dangereuse quand on vend l’amortissement sans chiffrer la sortie.
Cas 4 — TVA sur marge immobilière : Dalloz très solide
Le cas TVA sur marge testait un marchand de biens qui achète un ensemble immobilier ancien auprès d’un particulier, divise, transforme, viabilise et revend des logements et des terrains à bâtir.
Tous les outils refusent plus ou moins l’idée “achat sans TVA = TVA sur marge automatique”. Mais Dalloz va le plus loin : article 268, Promialp, Icade, analyse lot par lot, logements anciens, terrains à bâtir, travaux, immeuble neuf, option TVA, ventilation.
Haiku est également solide sur ce verrou : il comprend que l’absence de TVA à l’achat ne suffit pas et que le passage maison ancienne + terrain → démolition → division → lots à bâtir fragilise l’identité acquis / revendu. Claude et Ordalie voient aussi le lot par lot. RF reste plus général.
Le verrou fiscal :
- absence de droit à déduction ;
- qualification à l’acquisition ;
- qualification à la revente ;
- terrain d’assiette ou terrain distinct ;
- immeuble ancien ou immeuble neuf ;
- option TVA ;
- assiette marge / prix total ;
- ventilation du prix ;
- preuve par lot.
Lecture Fiscapilot :
La TVA sur marge ne se décide pas au niveau de l’opération globale. Elle se défend lot par lot.
Cas 5 — Crypto / Portugal : stablecoins et résidence font la différence
Le cas crypto est révélateur.
Claude et RF voient beaucoup de risques : résidence fiscale, comptes étrangers, société à l’IS, calcul non limité aux retraits bancaires. Mais tous deux commettent une erreur importante sur les stablecoins, en traitant trop vite la conversion crypto vers stablecoin comme taxable automatiquement.
Dalloz et Ordalie sont meilleurs : ils distinguent mieux les échanges crypto/crypto sans soulte et la vente ultérieure contre euros.
Le verrou fiscal :
- résidence fiscale effective ;
- convention France / Portugal ;
- échange crypto/crypto sans soulte ;
- vente contre monnaie ayant cours légal ;
- carte crypto ;
- DeFi ;
- staking ;
- lending ;
- airdrops ;
- comptes étrangers ;
- société à l’IS ;
- abus de droit ;
- historique incomplet.
Lecture Fiscapilot :
Le piège crypto n’est pas seulement le cash-out. C’est la qualification de chaque flux et la résidence fiscale au moment où il devient imposable.
Enseignements transversaux
1. Les IA répondent souvent utilement
Le benchmark ne montre pas des outils absurdes ou systématiquement faux. Les réponses sont souvent intéressantes, structurées et prudentes.
2. Les erreurs sont souvent fines
Le problème n’est pas toujours une hallucination visible. C’est parfois :
- un texte récent oublié ;
- une exception mal articulée ;
- un calcul incomplet ;
- une référence imprécise ;
- une conclusion trop favorable ;
- une pièce absente ;
- une qualification trop rapide.
3. Le bon outil dépend du cas
Dalloz est excellent sur management package et TVA immobilière. Claude est très fort pour structurer. Ordalie détecte bien plusieurs risques fiscaux spécialisés. RF est utile comme alerte documentaire. Haiku surprend positivement sur la prudence : il détecte bien plusieurs pièges et sait souvent refuser l’automaticité, mais il doit rester contrôlé sur les sources récentes et les pièces.
Aucun outil ne remplace l’audit fiscal du dossier.
4. La réponse IA devient dangereuse quand elle est presque juste
Une réponse manifestement fausse se repère. Une réponse presque juste est plus risquée : elle donne confiance, mais peut laisser passer le verrou décisif.
Place de Fiscapilot
Fiscapilot n’a pas vocation à dire :
Nous sommes plus forts que toutes les IA.
La promesse est plus précise :
Vous utilisez déjà ChatGPT, Claude, Haiku, Dalloz, RF ou une IA fiscale ? Fiscapilot vérifie si la réponse tient fiscalement.
Fiscapilot audite :
- les faits ;
- la qualification ;
- les textes ;
- les exceptions ;
- les calculs ;
- les pièces ;
- les zones grises ;
- la décision défendable.
Conclusion
Les IA fiscales ne répondent plus forcément mal. Elles répondent souvent bien.
Mais en fiscalité, “bien répondre” ne suffit pas toujours.
Il faut savoir si la réponse tient :
- devant un client ;
- dans une note ;
- dans un acte ;
- en cas de contrôle ;
- avec les pièces du dossier.
C’est la place de Fiscapilot.
Phrase finale :
Votre IA répond peut-être. Fiscapilot vérifie si la réponse tient fiscalement.
Maillage complémentaire
- ChatGPT contre Fiscapilot : comparatif
- Claude : fiabilité fiscalité française
- Dalloz GenIA-L : audit IA fiscale
- RF AlterEgo : test IA fiscale
- Ordalie : fiabilité IA fiscale
- Haiku : fiabilité fiscalité française
- Auditer une réponse IA fiscale
Votre IA fiscale répond. Mais sa réponse tient-elle ?
Fiscapilot audite gratuitement une réponse IA fiscale existante : faits, qualification, sources utiles, verrous, pièces manquantes, niveau de défendabilité.
Auditer une réponse IA gratuitement Tester votre IA sur 6 cas complexes Pass 30 jours — 54 €🔒 Avant de confier un dossier client à une IA : anonymisez-le avec notre outil gratuit — 100 % local, rien ne quitte votre navigateur.
